Je suis l'heureux possesseur d'un appareil photo numérique Panasonic DMC-FZ5. Mon premier appareil photo. Si l'on excepte ce jouet que m'avais offert ma grand-mère paternelle quand j'étais petit.

Un bel engin donc, qui m'a permis de mitrailler tout ce qui bougeait (et tout ce qui était immobile) lors de mes quelques escapades. S'il est polyvalent il reste cependant un bridge, maintenant que j'ai mesuré le gouffre qui le sépare des réflexes.

Un niveau de prix supérieur. Mon père, pour qui les critères d'évaluation d'un APN sont réduits (il faut qu'il tienne dans la poche), a du mal à comprendre. De mon côté à force de tâtonnements j'ai mis le doigt sur les principaux points qui me font lorgner vers cette catégorie :

  • Le grand angle. Le "36 mm" minimum frappé sur mon appareil m'a parlé le jour où j'étais trop proche d'une scène pour la saisir en son entier. J'aurais voulu zoomer négativement. Bingo ! Plus la distance focale est petite, plus l'angle d'incidence des rayons lumineux est important et plus l'objectif peut embrasser le sujet. NB: différent de l'effet obtenu en reculant simplement, mais je suis encore loin de pouvoir donner un cours.
  • Photos de nuit. Temps de pose limité à 8 seconde, un peu juste pour un cliché par nuit obscure. Pas de mode bulb où l'exposition indéfinie permet d'imprimer le mouvement des étoiles. J'ai été conquis après avoir vu les résultats étonnants que cette technique pouvait produire.
  • Les photos en faible lumière. Sans trépied, sans flash, comment éviter le noir absolu ou le flou "artistique" ?
    • Monter dans les ISO. Augmenter la sensibilité du capteur à la lumière, au détriment de la qualité de l'image. Un bruit devient vite présent, des parasites difficile à éliminer sans adoucir l'image. Les réflexes sont bien mieux pourvus en ce domaine, ils offrent une meilleure image avec une sensibilité 8 fois plus importante.
    • Utiliser une grande ouverture. Un diaphragme au fonctionnement similaire à celui de notre iris laisse logiquement passer plus de photons quand il n'est pas réduit à une tête d'épingle. Je ne sais pas encore si c'est lié à la qualité de fabrication ou à la technique employée ; mais il est beaucoup plus difficile de trouver sur les réflexes des objectifs à la fois lumineux et comportant une large plage de focales. C'est ici qu'on perd la vitesse gagnée avec les ISO.
    • Un objectif stabilisé. Nous ne pouvons éviter de faire trembler un objet saisi à main levée. Il existe maintenant des stabilisateurs optiques qui compensent ce mouvement et permettent d'obtenir une image nette à des vitesses d'obturation faibles. En effet, plus cette dernière est élevée et plus le sujet est figé mais moins longtemps le capteur est baigné de lumière. Retrouver la qualité du stabilisateur de mon Panasonic sur les cailloux (je me la pète avec un nouveau jargon) Canon ou Nikon fait grimper leurs prix.
    • Le photographe. L'homme est au commande, qu'il lui suffise de cadrer avec le viseur collé à la tête, de s'accouder à un support stable, d'utiliser le retardateur afin de ne pas faire bouger l'appareil en appuyant sur le déclencheur et d'expirer lentement pendant la prise de vue pour diminuer significativement le flou du rendu final. J'arrive ainsi à limiter la casse avec des temps de pose d'un quart de seconde.
  • Les couleurs. Entre celles perçues par l'œil sur le feu de l'action et celles qui seront imprimée sur papier il y a un monde.
    • La balance des blancs. Notre cerveau compense automatiquement la teinte de la lumière ambiante. Une feuille éclairée par une lampe incandescente nous apparaît toujours blanche alors qu'elle est orangée. L'APN peut essayer d'effectuer la même opération en mesurant la température de la lumière ou nous pouvons l'y aider en lui indiquant un aplat normalement neutre.
    • Le format RAW. Le capteur fournit une image qui va être transformée en JPEG par un quelconque traitement. Or il y a perte d'informations. Notre œil ne distingue qu'une quantité limitée de couleurs, bien moins que ce que peut déjà fournir un fichier .JPG. À l'origine un fichier RAW en contient 4096 fois plus. De quoi avoir une latitude beaucoup plus importante pour traiter l'image sur l'ordinateur. Effectuer la balance des blancs tranquillement assis ou corriger l'exposition en gardant de jolis dégradés.
    • Le perfide écran. Un moniteur informatique ne restitue pas toujours correctement les couleurs. Conception, paramètres, lumière ambiante, autant de paramètres qui peuvent faire varier l'affichage. Solution : le calibrer. Il existe des sondes qui vont se coller à l'écran et qui vont mesurer les disparités entre les mires théorique et effective. Le logiciel fournit créera un profil dès lors utilisable par le logiciel de retouche d'image. Celui-ci modifiera l'affichage de l'image afin de refléter l'original. Un procédé similaire est utilisé pour que l'impression ne trahisse pas à son tour le rendu.

Je m'excuse si j'ai fait des erreurs de compréhension de ces points de technique ou si j'ai effectué des approximations trop hasardeuses. Je me corrigerai.