Avant j'entendais à la télé une chanson, j'achetais l'album.

Maintenant j'entends une chanson par hasard, je télécharge l'album, je l'achète. Comme si un ami me l'avait prêté le temps que je me fasse un avis. J'ai comme ça dans ma collection des disques qui avaient peu de chance d'y atterrir. Une bonne méthode pour mon éclectisme.

Un ensemble de mix DDR superbement réalisés par des fans : Foonmix. Je jette mon dévolue sur Star dust - "faraway ignis" d'un certain Ridis. En quête de l'album, tout émoustillé par cette mélodie électronique qui me berce et me rappelle certains niveaux de Sonic & Knuckles. Quoi ? Pas d'album ? Si peu de musique du même artiste ? Seul un obscur label semble avoir édité des...vinyles ??

Pourquoi une personne ne se contenterait-elle pas de produire quelques morceaux avant de passer à autre chose ? Ou bien choisir une filière hors des sentiers battus pour faire vivre sa passion. Quand le monde de la musique dévoile une autre réalité.

C'est une bonne chose mais je fais comment moi maintenant ? Je n'essaie même pas de parcourir les plateformes de téléchargement. Et d'un ça ne correspond pas à ce que je recherche (elle est déjà sur mon disque la bestiole) et de deux ce système me rend très sceptique. Bien cher pour quelques bits à transiter sur Internet. Je suis sans doute trop attaché au physique. Invraisemblable de ne pas accéder à un catalogue complet. Les disquaires sont à ce point retranchés dans des camps ? Le numérique offre la possibilité de constituer une bibliothèque exhaustive.

Une enseigne unique qui regroupe tout le marché. Des grades différents qui échelonneraient le contenu : commercial, indépendant, amateur. Il faut pouvoir s'y retrouver. Une création de CDs sur demande, avec le boîtier et la pochette qui vont bien, en ajoutant seulement ces frais aux pistes qui auront déjà été achetés dans le passé. Historique en ligne : une fois et c'est toujours disponible.